
Q : Une injection cortisonée, est-ce que c’est douloureux ?
R : Dans la plupart des techniques effectuées dans notre clinique il y a toujours une anesthésie locale qui est faite (comme chez un dentiste).
Q : Y-a-t-il quelque chose que je ne peux pas faire après l’injection ?
R : Excepté pour l’arthrodistension de l’épaule, la plupart des autres techniques nécessite un arrêt des activités sportives et/ou traitement de physiothérapie, ergothérapie pour une durée allant de 3 jours à 2 semaines. Autrement, toutes les activités habituelles (marche, travail, course à l’épicerie etc.) sont permises.
Q : Faut-il venir à jeun ?
R : Non, les traitements donnés à la clinique ne nécessitent pas d’être à jeun.
Q : Quels sont les effets secondaires possibles après l’injection ?
R : Les effets secondaires sont liés à l’injection elle-même et aux produits injectés :
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Comme toute injection, il peut y avoir une sensibilité au site pendant 2 à 3 jours.
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Les produits injectés sont souvent des corticostéroïdes (cortisone) et donc peuvent entraîner une légère hausse de la glycémie ou des rougeurs au niveau du visage pour les plus fréquents, de courte durée (quelques jours).
Q : Est-ce qu’il y a des médicaments qui sont contre-indiqués pour les injections?
R : Les infiltrations de cortisone sont contre-indiquées lorsque des antibiotiques sont pris pour traiter une infection. Il est important de ne pas les cesser. Lorsque le traitement par antibiotique est complété, que l'infection a été traitée et qu'il n'y a plus de température, l'infiltration peut alors être faite. Communiquez avec nous et nous vous donnerons rapidement un rendez-vous. Les anticoagulants (Coumadin) et antiplaquettaires (Plavix, Agrenox) sont contre-indiqués, il faut donc demander à son médecin l’autorisation de les arrêter avant l’injection (7 jours pour le Plavix et Agrenox et 5 jours pour le Coumadin). Une autorisation écrite par votre médecin doit nous être envoyée avant que nous procédions à l'infiltration.
Pour le Coumadin, un examen sanguin (INR) est demandé au patient la veille de son injection. Selon le résultat du test, l’injection sera effectuée ou pas.
Q : Peut-on prendre de l’Asaphen ou des anti-inflammatoires la veille du traitement?
R : Veuillez noter que l’utilisation de l’Asaphen et les anti-inflammatoires (Naproxyn, Celebrex, Voltaren, Arthrotec) n’est pas interdite et ils peuvent être continués.
Q : Est-ce que j’ai un arrêt de travail après une infiltration ?
R : Si le travail est très physique, 2 à 3 jours d’arrêt de travail sont nécessaires.
Q : Pourquoi dois-je être accompagné(e) ?
R : On injecte un anesthésiant qui peut entraîner un engourdissement passager, d’où vient la nécessité de ne pas conduire par précaution. Si la personne utilise le transport en commun ou un taxi, nul besoin d’être accompagné(e).
Q : Si je dois quitter le pays après l’infiltration ?
R : Idéalement, nous préférons que la personne qui a bénéficié de notre traitement puisse être dans la région les 15 jours suivant mais ce n’est pas une contre-indication pour l’injection.
Q : Après combien de temps suite à l’injection peut-on s’attendre à un résultat ?
R : L’effet de l’injection n’est pas immédiat, il peut prendre jusqu’à 2 à 3 semaines.
Q : Si j’ai l’Hépatite ou le VIH, pourrais-je avoir l’injection ?
R : Oui. Cela sera mentionné sur le consentement que le patient aura à signer avant de commencer son traitement.
Q : Quand aura-t-on le rapport écrit pour mon médecin de famille?
R : Votre médecin de famille recevra votre rapport 2 ou 3 semaines après le traitement.
Q : Si je ne suis pas un citoyen canadien, pourrais-je avoir une infiltration dans votre clinique?
R : Seulement les citoyens canadiens ou les étrangers ayant un statut légal au Canada (ex. : un résident permanent, un étudiant étranger ou un réfugié politique) peuvent avoir des infiltrations.
Q : Prix des traitements ?
R : Le coût des honoraires professionnels des médecins est couvert par la Régie d’assurance maladie du Québec (RAMQ) alors que les coûts des médicaments injectés sont à la charge du patient, de la CSST , de la SAAQ ou de la compagnie d’assurance du patient. Les prix sont à partir de 190 $ tout dépendant de la technique et de l’évaluation du médecin.
Définitions:
Bloc facettaire : c’est une injection d’un mélange constitué d’un anti-inflammatoire et d’un anesthésiant (Cortisone et Xylocaïne) dans une articulation facettaire (voir définition) .
Le but de cette injection est d’administrer avec précision des médicaments dans une structure de la colonne vertébrale susceptible de causer de la douleur. Afin d’effectuer ces infiltrations avec la plus grande sécurité et précision, ces injections doivent se faire sous guide fluoroscopique (voir définition). Elles peuvent se faire dans les articulations facettaires cervicales, dorsales et lombaires.
Articulation facettaire, aussi connue sous le nom d’articulation zygapophysiare, est localisée à la région postérieure de la colonne vertébrale. À chaque niveau vertébral, il existe deux articulations facettaires (droite et gauche) qui relient les éléments postérieurs de la colonne.
Le rôle de ces articulations richement innervées est de permettre certains mouvements entre les vertèbres tout en assurant une certaine stabilité de la colonne postérieure.
Épidurale neuroforaminale : c’est une injection d’un mélange constitué d’un anti-inflammatoire et d’un anesthésiant (Cortisone et Xylocaïne) dans l’espace épidural. Le but de cette injection est d’administrer des médicaments près de la racine nerveuse responsable de la douleur sciatique. Sous guide fluoroscopique (définition), cette technique d’infiltration permet d’administrer avec précision des anti-inflammatoires spécifiquement au site où on retrouve de l’inflammation causée par une hernie discale, une sténose foraminale (photo 3b) ou une sténose spinale. (Voir photo 3a)
Foramen : il s’agit d’un espace anatomique par lequel une racine nerveuse sort de la colonne vertébrale qui est à proximité du disque intervertébral. Cet espace abrite le nerf spinal (racine nerveuse) qui est susceptible d’être comprimé ou irrité en cas d’hernie discale, de sténose foraminale ou de sténose spinale. (voir photo 4a)
Guide fluoroscopique: cette technique consiste à effectuer des infiltrations en utilisant un appareil radiologique spécialisé. Cet appareil nous permet de visualiser les structures osseuses et articulaires et nous permet de guider la position de l’aiguille lors des diverses techniques d’infiltration. En plus de visualiser les structures osseuses et articulaires, cette technologie s’effectue en utilisant un agent de contraste à base d’iode qui confirme le bon positionnement de l’infiltration et permet d’offrir des techniques plus sécuritaires, plus précises et plus efficaces (voir photo No. 10).
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